
Avec l’édition Hawthorn de sa montre Excalibur Lady of the Lake, présentée début novembre, Roger Dubuis signe une pièce d’horlogerie qui se regarde d’abord comme un bijou : nacre sculptée, diamants et saphirs rouges racontent une branche d’aubépine en automne.
- Nouvelle édition d’automne de la ligne Lady of the Lake, lancée au salon Watches & Wonders 2026.
- Boîtier de 36 mm en or rose, épais de 9,85 mm, lunette et cornes serties de diamants.
- Cadran à fleurs d’aubépine en nacre, cœurs en diamants, baies en saphirs rouges.
- Prix sur demande, aucune série limitée annoncée.
Une légende arthurienne devenue ligne féminine
Roger Dubuis a construit une partie de sa réputation sur la collection Excalibur Knights of the Round Table, des montres imposantes où des micro-sculptures mettent en scène la légende du roi Arthur. Pour ses clientes, la maison a d’abord lancé la ligne Velvet en 2012, puis décliné l’Excalibur dans un format plus portable de 36 mm.
La sous-collection Lady of the Lake va plus loin dans le récit. Elle prend pour fil conducteur Viviane, la fée des eaux qui confie l’épée Excalibur au roi Arthur. Selon Monochrome Watches, deux premiers modèles mécaniques haut de gamme avaient été dévoilés au salon Watches & Wonders 2026. L’édition Hawthorn, aubépine en anglais, est la proposition de la maison pour l’automne.
Un boîtier pensé comme une bague
Le détail le plus joaillier se voit de profil. La couronne, ce petit bouton qui sert à remonter et régler la montre, a la forme d’un anneau. Elle rappelle la bague magique que Viviane offre à Lancelot dans la légende. C’est une idée de bijoutier plus que d’horloger.
Le boîtier en or rose mesure 36 mm de diamètre pour 9,85 mm d’épaisseur. Il garde la lunette cannelée de l’Excalibur masculine, mais chaque segment de cette lunette est serti de diamants, tout comme les deux cornes centrales qui accueillent le bracelet. Les flancs, eux aussi sertis, enveloppent la couronne. Résultat : les pierres font le tour complet de la pièce, et pas seulement de sa face.
Le cadran, une petite scène en trois étages
C’est le cadran qui justifie le nom de la montre. Luxe Digital en détaille la construction, sur trois niveaux. En bordure, un rehaut porte des index en or rose galvanisé remplis de matière luminescente, pour lire l’heure dans le noir.
Juste en dessous, une piste de nacre blanche lisse accueille des fleurs d’aubépine en relief, sculptées dans la nacre. Chacune a un cœur serti d’un diamant et s’entoure de saphirs rouges qui figurent les baies de l’arbuste. La petite seconde, à 6 heures, est elle aussi marquée d’une fleur de nacre. Au centre, le cadran est pavé de 147 diamants.
Pourquoi l’aubépine ?
Le choix n’a rien d’anodin pour une collection d’automne. L’aubépine fleurit blanc au printemps, puis se couvre de petites baies rouges quand les jours raccourcissent. En associant nacre blanche et saphirs rouges sur le même cadran, la montre réunit les deux saisons de l’arbuste. C’est la même logique que celle d’un bijou floral : une pierre pour chaque élément du végétal.
Un mouvement visible et un bracelet assorti aux baies
Le fond du boîtier, en verre saphir, laisse voir le calibre automatique RD830. Luxe Digital précise que son rotor ajouré est en or rose 22 carats, que le mouvement bat à 4 Hz et offre 48 heures de réserve de marche. Il est décoré de Côtes de Genève et de motifs colimaçonnés, des finitions classiques de la haute horlogerie suisse.
Le bracelet en alligator rouge nacré se ferme par une boucle ardillon en or rose. Sa teinte reprend le rouge des saphirs du cadran, comme on assortit un fermoir ou une chaîne à la pierre principale d’un pendentif.
Ce que cette montre dit de la tendance
La pièce reste hors de portée de la plupart des budgets : la maison n’affiche pas de prix, seulement « sur demande », et n’a pas annoncé de nombre d’exemplaires. Mais elle illustre un mouvement visible dans l’horlogerie féminine : la montre n’est plus seulement un instrument porté au poignet, c’est un bijou à part entière, conçu avec les codes de la joaillerie.
Pour qui aime les bijoux au quotidien, l’idée est facile à transposer à son échelle. Une montre à cadran de nacre ou à petits motifs floraux se porte comme un bracelet, et se marie avec des pièces de la même couleur de métal. L’or rose, mis en avant ici, se combine bien avec des bijoux en vermeil rosé ou des pierres rouges discrètes, grenat ou rubis synthétique, pour un ensemble cohérent sans en faire trop.
Les sources disponibles ne donnent ni liste de boutiques ni date de livraison. Pour voir la montre en vrai, il faudra se renseigner directement auprès de la maison sur son site officiel.
Questions fréquentes
Quelle est la taille de la Lady of the Lake Hawthorn ?
Le boîtier en or rose mesure 36 mm de diamètre et 9,85 mm d’épaisseur, un format pensé pour les poignets fins.
Quelles pierres sont serties sur la montre ?
Des diamants sur la lunette, les cornes, les flancs, le centre du cadran et au cœur des fleurs, et des saphirs rouges pour les baies d’aubépine.
Combien coûte cette montre ?
Roger Dubuis ne publie pas de prix : il est communiqué sur demande, et aucune série limitée n’a été annoncée.
